La photographie, une fois le négatif découvert – pour rappel les premières photographies n’étaient pas reproductibles-, de part ce même principe de reproduction, s’est écarté de disciplines à version unique tel la peinture.  Elle a perdu une partie de sa noblesse, et de sa valeur, une oeuvre reproductible n’est, par définition plus unique (merci Mr Lapalisse).  Le numérique, où chaque reproduction est identique à la précédente (plus d’action manuelle) a encore accentué cet effet.  L’édition, à l’opposé, elle est reproductible. Posters tirés de peintures ou photographies, comme ceux qu’on trouve chez IKéa, etc…

Au passage, j’étais étonné que peu de gens semblent savoir qu’il existe des tirages limités en photographie.  Elles sont livrées avec certificat d’authenticité et un “passeport” souvent nominatif qui spécifie donc à qui on a vendu l’œuvre. Le numéro de la photographie (par ex. 2/5 pour le deuxième exemplaire d’une série de 5), est inscrit soit sur l’image, sur la marquise (ou passe-partout).  Il existe également des tirages uniques (1 seul exemplaire vendu).  Ces oeuvres étant en nombre limité, leur valeur augmente au fur et à mesure de la vie de l’artiste.  On vient de vendre un Edouard Weston à plus d’ 1.000.000 de dollars.  La photographie la plus chère intitulée “99 cents”  de Andreas Gursky a dépassé les 3.000.000 de dollars.  Suivez ce lien sur actuphoto pour plus d’info sur les 10 photos les plus chères du monde.  Mais où est la limite entre art et édition 10 tirages, 100 tirages, 1000 tirages ?

Depuis quelques années, Yellow Korner, par exemple, s’est spécialisé dans les tirages limités.  Beaucoup d’artistes régionaux ou nationaux, en proposent également.  De plus, ce style de tirages, vous ne les retrouvez pas partout de par leur caractère limité.

J’imagine que lors de la prochaine expo que vous visiterez, vous irez jeter un coup d’oeil au bas des images :p.

Et pour vous, où est la limite entre art et édition ?